« Une victoire monumentale » : la justice britannique juge illégale l’interdiction du mouvement Palestine Action
Classée comme « organisation terroriste » par le gouvernement Starmer, Palestine Action a remporté, vendredi 13 février, une victoire d’ampleur : la justice estime que l’interdiction du mouvement est illégale. La répression des autorités avait amené à des centaines d’arrestations lors de manifestations de soutien et à la mise en danger de militants détenus, laissés en grève de la faim pendant plusieurs mois.
Le gouvernement britannique vient de voir, vendredi 13 février, sa politique répressive à l’encontre de Palestine Action contestée. Trois juges, sous la direction de la présidente de la Cour du banc du roi (« King’s bench division »), Victoria Sharp, sont formels : l’interdiction du mouvement de soutien au peuple palestinien est illégale. La ministre britannique de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a annoncé qu’elle ferait appel de cette décision.
Lors du verdict, Victoria Sharp a décrit Palestine Action comme une organisation « qui promeut sa cause politique par la criminalité et l’incitation à la criminalité », mais a annoncé que « le tribunal a estimé que l’interdiction de Palestine Action était disproportionnée ». Selon les juges, « un très petit nombre d’activités de Palestine Action constituaient des actes de terrorisme au sens de l’article 1 de la loi de 2000 ».
Les soutiens de Palestine Action remportent donc « une victoire monumentale », se réjouit Huda Ammori, cofondatrice du groupe, dans la lutte judiciaire qui les oppose au premier ministre britannique, Keir Starmer. Le dirigeant travailliste et son gouvernement avaient décidé, le 23 juin 2025, de placer Palestine Action sur sa liste des « organisations terroristes », au même titre que des organisations comme l’État islamique.
« Une longue série d’actes de vandalisme »
En une décision politique, la moindre........
