Il y a urgence à politiser le cancer, et 4 autres conseils de lecture
En tête de notre sélection cette semaine, un essai de la présidente de l’association Cancer colère, Fleur Breteau, qui sort des discours culpabilisants pour rappeler le rôle des agro-industriels dans l’épidémie en cours.
Chaque samedi, Alternatives Economiques sélectionne pour vous des livres qui méritent d’être lus.
Cette semaine, nous vous conseillons : Cancer colère. La santé et les pesticides ne sont pas une affaire d’opinion, par Fleur Breteau ; Youssef ou la fidélité à soi. Une enquête sur l’engagement, la violence et l’exil, par Johanna Siméant-Germanos ; Le problème à trois corps du capitalisme. Sur la gestion autoritaire du désastre (et les moyens de lui faire face), par Romaric Godin ; Une longue histoire. Le syndicalisme, l’extrême droite et la démocratie, par Jean-Christophe Le Duigou ; Mostar : ceci n’est pas une ville, par Aline Cateux.
Chaque samedi, Alternatives Economiques sélectionne pour vous des livres qui méritent d’être lus.
Cette semaine, nous vous conseillons : Cancer colère. La santé et les pesticides ne sont pas une affaire d’opinion, par Fleur Breteau ; Youssef ou la fidélité à soi. Une enquête sur l’engagement, la violence et l’exil, par Johanna Siméant-Germanos ; Le problème à trois corps du capitalisme. Sur la gestion autoritaire du désastre (et les moyens de lui faire face), par Romaric Godin ; Une longue histoire. Le syndicalisme, l’extrême droite et la démocratie, par Jean-Christophe Le Duigou ; Mostar : ceci n’est pas une ville, par Aline Cateux.
1/ « Cancer colère. La santé et les pesticides ne sont pas une affaire d’opinion », par Fleur Breteau
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le livre de Fleur Breteau est à la fois plombant et revigorant. Plombant car la militante à l’initiative de l’association Cancer colère nous fait entrer dans son quotidien fait de couloirs d’hôpitaux, chimios, attente, épuisement, perte de poils, gaz et douleur des traitements… Revigorant car en la suivant dans la politisation du cancer, on ressent avec elle l’énergie qu’il y a à refuser le silence, la solitude et la honte, et à transformer la colère en action.
Celle qui est devenue « le visage du cancer » dénonce sans relâche le rôle des pesticides dans l’épidémie en cours, à rebours des discours culpabilisants et sur les « mauvais comportements »........
