Trump contre l’Iran : des buts de guerre flous, une volonté impérialiste claire
Les motifs avancés par les Etats-Unis pour justifier leur guerre contre l’Iran semblent flous voire contradictoires. Mais les déterminants géopolitiques, économiques et impérialistes qui sous-tendent ce conflit sont nombreux.
La guerre aérienne menée par les armées américaine et israélienne contre l’Iran est d’une ampleur inédite depuis des décennies. Plusieurs centaines d’avions des deux alliés survolent et bombardent en continu le territoire iranien depuis le 28 février, date du déclenchement du conflit. Selon Pete Hegseth, le secrétaire à la défense des Etats-Unis, ils seraient sur le point de maîtriser entièrement le ciel iranien…
La guerre aérienne menée par les armées américaine et israélienne contre l’Iran est d’une ampleur inédite depuis des décennies. Plusieurs centaines d’avions des deux alliés survolent et bombardent en continu le territoire iranien depuis le 28 février, date du déclenchement du conflit. Selon Pete Hegseth, le secrétaire à la défense des Etats-Unis, ils seraient sur le point de maîtriser entièrement le ciel iranien.
Les Etats-Unis massaient depuis fin janvier des moyens militaires, notamment des avions de combat, des porte-avions et autres navires de guerre, ainsi que des missiles à proximité du territoire iranien. En parallèle des tractations entre Washington et Téhéran sur le dossier du nucléaire, Donald Trump avertissait depuis plusieurs semaines qu’il pourrait bombarder l’Iran.
Bien que les négociateurs iraniens semblaient prêts à faire des concessions, les forces armées américaines et israéliennes ont déclenché une campagne d’attaques aériennes, en totale violation du droit international.
Une surprise très relative
Cette nouvelle guerre au Moyen-Orient a surpris, d’autant que les buts de guerre du côté états-unien semblent flous. Dans une première prise de parole, Trump a d’abord justifié la guerre par l’existence d’une « menace imminente » du régime iranien contre les Etats-Unis. L’annonce de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, tué dans un bombardement le 28 février, lui a permis de s’enorgueillir et d’encourager le peuple iranien « à reprendre leur pays ».
Les jours suivants, les responsables de l’administration américaine ont défilé devant les caméras pour livrer des explications, se contredisant parfois, et donnant une impression d’absence de stratégie claire.
« De manière un peu provocatrice, on pourrait se demander plutôt pourquoi les Etats-Unis de Donald Trump n’attaqueraient-ils pas l’Iran ? C’est un ennemi majeur de Washington depuis des décennies, duquel les Etats-Unis ne tirent rien de bénéfique, sur aucun plan », interpelle Julien Zarifian, professeur de civilisation américaine à l’université de Poitiers. A lire Alternatives Economiques n°468 - 03/2026 Quand les maires changent la ville Découvrir
« De manière un peu provocatrice, on pourrait se demander plutôt pourquoi les Etats-Unis de Donald Trump n’attaqueraient-ils pas l’Iran ? C’est un ennemi majeur de Washington depuis des décennies, duquel les Etats-Unis ne tirent rien de bénéfique, sur aucun plan », interpelle Julien Zarifian, professeur de civilisation américaine à l’université de Poitiers.
Quand les maires changent la ville
« On peut penser que les Etats-Unis auraient tout à gagner d’un changement de régime. En suivant une........
