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Contrat d’engagement jeune : un avant-goût du flicage des allocataires du nouveau RSA

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09.01.2026

Le CEJ, aide destinée aux jeunes, est conditionné à la réalisation de 15 à 20 heures d'activité. Deux études indiquent que le dispositif a alourdi le travail des conseillères et dégradé la relation avec les bénéficiaires.

« Des aides, oui, mais sous conditions », tel était le principe phare de la loi dite pour le « plein-emploi » qui, entrée en vigueur il y a un an presque jour pour jour, conditionne le versement du RSA (revenu de solidarité active) à 15 heures d’activité hebdomadaire. La mesure a suscité beaucoup de critiques, mais on a tendance à oublier que ce mécanisme « d’activation » existait déjà auparavant, avec le contrat d’engagement jeune (CEJ).

Le CEJ, qui concerne actuellement 300 000 jeunes, a en effet été instauré juste après la présidentielle de 2022 dans un contexte politique… 

« Des aides, oui, mais sous conditions », tel était le principe phare de la loi dite pour le « plein-emploi » qui, entrée en vigueur il y a un an presque jour pour jour, conditionne le versement du RSA (revenu de solidarité active) à 15 heures d’activité hebdomadaire. La mesure a suscité beaucoup de critiques, mais on a tendance à oublier que ce mécanisme « d’activation » existait déjà auparavant, avec le contrat d’engagement jeune (CEJ).

Le CEJ, qui concerne actuellement 300 000 jeunes, a en effet été instauré juste après la présidentielle de 2022 dans un contexte politique souhaitant « mettre à distance les débats sur le “RSA jeunes” et le soupçon d’“assistanat” », précise une note du Céreq1, produite par cinq chercheurs et chercheuses et publiée en novembre dernier.

Le dispositif, qui remplace la Garantie jeunes2 apparue en 2013, cible comme elle les 16-25 ans ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). La logique est claire : pour bénéficier d’une allocation allant jusqu’à 562 euros mensuels, les bénéficiaires doivent justifier de 15 à 20 heures d’activité par semaine, supposées........

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