Augmenter le RSA : un petit effort budgétaire, de grands effets sur la pauvreté
De nouveaux travaux montrent qu’une augmentation du RSA permettrait de réduire les privations et les difficultés financières des bénéficiaires, qui sont aujourd’hui plus pauvres que la population globale.
Il serait « trop généreux », « dissimulerait du travail gratuit », encouragerait l’oisiveté et « l’assistanat »… Depuis sa création en 2008 en remplacement du RMI, le RSA (revenu de solidarité active) ne cesse de susciter des critiques, qui justifient des tours de vis successifs. Depuis le 1er janvier 2025, son versement est ainsi conditionné à la réalisation de 15 heures d’activité par semaine, afin de lutter contre le risque supposé que les allocataires « renoncent au travail ».
Ce faisant, le pouvoir laisse de côté un autre objectif que la loi assigne au dispositif : celui de « lutter contre la pauvreté ». Il y aurait pourtant de quoi faire à ce sujet ! En 2018, 68 % des allocataires du RSA étaient pauvres en conditions de vie, d’après la Drees...
Il serait « trop généreux », « dissimulerait du travail gratuit », encouragerait l’oisiveté et « l’assistanat »… Depuis sa création en 2008 en remplacement du RMI, le RSA (revenu de solidarité active) ne cesse de susciter des critiques, qui justifient des tours de vis successifs. Depuis le 1er janvier 2025, son versement est ainsi conditionné à la réalisation de 15 heures d’activité par semaine, afin de lutter contre le risque supposé que les allocataires « renoncent au travail ».
Ce faisant, le pouvoir laisse de côté un autre objectif que la loi assigne au dispositif : celui de « lutter contre la pauvreté ». Il y aurait pourtant de quoi faire à ce sujet ! En 2018, 68 % des allocataires du RSA étaient pauvres en conditions de vie, d’après la Drees1, le service statistique du ministère des Solidarités et de la Santé. Les bénéficiaires connaissent pour la plupart des restrictions de consommation. Beaucoup n’ont pas les moyens, par exemple, de partir en vacances en dehors de chez eux une fois par an. Et près d’un quart d’entre eux connaissent des journées lors desquelles ils ne parviennent pas à s’offrir au moins un repas complet.
Les restrictions de........
