Une Québécoise libérée de façon très ordinaire
« C’est pratique une Québécoise. »
Ce sont mes mots du 13 décembre dernier, en parlant du traitement qu’avait donné la Victoire de Montréal à la gardienne de but Tricia Deguire
Quatre mois plus tard, le constat est le même.
En effet, samedi, Montréal a activé sa capitaine Marie-Philip Poulin de la liste des blessées à long terme, elle qui a manqué les 10 derniers matchs de l’équipe à la suite d’une blessure au genou. De plus, l’équipe a aussi activé l’attaquante Maureen Murphy, qui a manqué les neuf dernières rencontres.
Étant donné que Montréal s’était entendu avec d’autres joueuses dans l’entremise, l’organisation a pris la décision d’envoyer sur l’équipe de réserve les joueuses de défense Tamara Giaquinto et Nadia Mattivi. Toutefois, cette dernière a immédiatement signé un contrat de 10 jours.
Mais puisque l’équipe se retrouvait avec deux joueuses de plus que permis, on a aussi libéré la Québécoise et défenseuse Kelly-Ann Nadeau, de même que l’attaquante Sam Isbell.
Si le choix d’Isbell est justifié étant donné qu’elle était la dernière arrivée, signée tout juste avant le gel des alignements à la fin mars, le choix de Nadeau passe moins bien.
En fait, je trouve très ordinaire la décision de la libérer tout juste avant le dernier match de la saison régulière. La saison où Montréal a un réel potentiel de remporter la coupe Walter en plus.
C’est comme se faire laisser par ta blonde le matin de ta fête, quand c’est elle qui devait organiser ton « surprise party ». Ça se fait pas !
Mais à Montréal, si tu ne t’appelles pas Poulin ou Desbiens, que tu sois née à Saint-Louis-de-Gonzague, Québec ou Mont-Laurier n’a pas beaucoup d’importance.
Nadeau, la Victoire tatouée sur le cœur
Par contre, on les trouve bien les Québécoises.
Ça chiale pas, c’est à son affaire, mais parce qu’elles veulent........
