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Un record québécois au repêchage de la LPHF

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Détroit a été fondée en 1701 par le Français Antoine de Lamothe-Cadillac et est demeurée sous domination française pendant près de huit décennies.

Quelque 300 ans plus tard, l’influence française s’est de nouveau fait sentir à Détroit. Cette fois, ce sont les Québécoises qui ont pris d’assaut la ville, alors que pour la première fois depuis l’instauration du repêchage universitaire de la LPHF, trois Québécoises ont entendu leur nom être appelé.

Je me doutais qu’on pourrait commencer à voir des Québécoises sortir en cinquième ronde, après le 50e rang. Je ne pensais toutefois pas que la première serait sélectionnée dès le 51e choix, lorsque Détroit a jeté son dévolu sur la Montréalaise Sena Catterall.

L’attaquante, qui vient de compléter son parcours universitaire à Clarkson, n’avait eu aucune discussion avec l’équipe d’expansion avant le repêchage.

En point de presse après la séance, la directrice générale Manon Rhéaume l’a d’ailleurs confirmé. Elle a expliqué que l’entraîneur-chef, Josh Sciba, et son adjointe, Molly Engstrom, connaissaient très bien les joueuses du circuit universitaire, laissant sous-entendre que cette sélection provenait davantage de leur recommandation que de la sienne.

« J’étais surprise, excitée, j’ai senti toute une gamme de sentiments dans les 30 secondes qui ont suivi, m’a expliqué Catterall après le repêchage. J’ai eu des discussions avec plusieurs équipes, mais pas Détroit. Alors j’ai vraiment été surprise ! »

Originaire de Pointe-Claire, Catterall m’a confié qu’il s’agissait d’un immense honneur pour elle. Elle se disait également très fière d’être devenue la première Québécoise repêchée cette année.

Il a fallu attendre la sixième ronde pour entendre le nom d’une autre Québécoise. Sans surprise, le directeur général de New York, Pascal Daoust, a encore une fois pigé dans sa cour. Après avoir sélectionné Elizabeth Giguère, Jade Downie-Landry et Alexandra Labelle en 2023 (un repêchage qui incluait des joueuses professionnelles nord-américaines), puis Emmy Fecteau en 2024, il a jeté son dévolu sur Naomi Boucher de l’Université Yale au 67e rang.

Absente du repêchage, la joueuse originaire de Rimouski n’était pas disponible pour une entrevue. J’ai toutefois appris que l’ambiance était particulièrement festive chez les Boucher au moment de l’annonce.

Son père, Guy Boucher, est actuellement entraîneur-chef dans la KHL. Les amateurs de hockey se souviendront aussi de ses passages derrière le banc du Lightning de Tampa Bay et des Sénateurs d’Ottawa.

De son côté, Daoust ne cachait pas sa fierté de repêcher une autre Québécoise.

« Elle a grandi en suivant des matchs de hockey et en écoutant beaucoup de rigueur, alors elle ne triche pas, elle joue des deux côtés de la rondelle et elle est responsable. »

Émilie Lavoie : la Victoire surprend tout le monde !

La Victoire semble avoir pris l’habitude de surprendre en fin de repêchage.

En 2023, Danièle Sauvageau avait sélectionné la Suédoise Lina Ljungblom en sachant qu’elle ne traverserait pas l’Atlantique immédiatement. En 2024, elle avait jeté son dévolu sur Amanda Kessel, qui n’a finalement jamais disputé un match dans la LPHF, préférant se consacrer au volet administratif de sa carrière.

Cette année, avec le 72e et dernier choix du repêchage, elle a sélectionné la joueuse des Stingers de l’Université Concordia, Émilie Lavoie.

La surprise était palpable chez les journalistes québécois présents sur place, mais aussi chez la principale intéressée. La Victoire ne lui avait d’ailleurs jamais parlé avant le repêchage.

Originaire de Beloeil, Lavoie, 25 ans, ne figurait dans aucun des classements recensant les 72 joueuses les plus susceptibles d’être sélectionnées. Personnellement, je la classais au cinquième rang des espoirs québécois, derrière Sena Catterall, Laurence Frénette, Jessymaude Drapeau et Naomi Boucher.

Lorsqu’on a prononcé les mots « de l’Université Concordia », plusieurs d’entre nous ont immédiatement cru qu’il s’agissait de Drapeau. Lavoie elle-même a admis avoir eu la même réaction.

Drapeau, choisie meilleure joueuse au Canada la saison dernière, tout comme Laurence Frénette et Méghane Duchesne-Chalifoux, faisait partie des Québécoises présentes au Fox Theatre de Détroit qui n’ont malheureusement pas entendu leur nom être appelé.

Cela dit, qu’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit aucunement d’un choix de consolation.

L’an dernier, une entraîneuse-cheffe du RSEQ me confiait qu’au chapitre du talent brut, Lavoie était selon elle la meilleure joueuse du réseau universitaire québécois.

Après l’avoir vue évoluer pendant trois saisons, il est difficile de lui donner tort.

Son coup de patin est excellent, son sens du jeu est remarquable et elle........

© TVA Sports