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Si ce n’est pas Darche, je dis que c’est cabochon

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07.04.2026

Soit qu’il y a quelque chose qu’on ne sait pas, du genre que Patrick Roy n’arrêtait pas de voler le morceau de gâteau McCain de Mathieu Darche dans le frigo, sinon, je ne comprends pas comment ce congédiement peut être logique ou bénéfique pour les Islanders.

Si ce n’était pas Mathieu Darche, que j’ai de la misère à ne pas aimer, j’écrirais que c’est une décision de cabochon. Disons plutôt que c’est aberrant par solidarité québécoise.

Quand une équipe ne va nulle part, un changement d’entraîneur peut aider.

Mais là, les Islanders devaient finir dans la cave, mais sont dans la course aux séries avec Patrick Roy, qui était dans les discussions pour être nommé pour le trophée Jack-Adams.

On dirait que les succès des Islanders ont fait oublier à quel point c’est un club bien ordinaire, sur papier. Regardez l’alignement des Devils ou des Leafs ou n’importe quelle équipe qui ne fait pas les séries et dites-moi sans rire que vous auriez vu les Islanders dans le portrait des séries cette année.

Quand Roy est débarqué à New York, les Islanders étaient la 27e pire attaque de la ligue depuis six ans. C’était le pire club de la LNH en désavantage numérique et un des pires en avantage numérique.

C’était ça l’héritage de Lou Lamoriello, qui avait notamment échangé Devon Toews à l’Avalanche contre six boîtes de pizzas pochettes.

Et là, Noah Dobson est échangé. Alexander Romanov est blessé pour toute la saison. Même chose pour Kyle Palmieri.

Roy se retrouve donc avec un alignement rempli de trous. Maxim Shabanov joue parfois sur le deuxième trio. Il a cinq buts cette année. Mathieu Darche est allé chercher Ondrej Palat pour contribuer. Il a un but en 26 matchs.

On raconte aussi que c’est toute une défensive. À 18 ans, Matthew Schaefer est incroyable, mais il écoute encoreLa Pat’Patrouille. Sinon, je n’ai jamais vu personne avec un chandail de Carson Soucy, Scott Mayfield ou Adam Pelech. Il y a aussi Tony DeAngelo que plus personne ne voulait dans la LNH.

Oui, il y a donc Schaefer et le gardien Ilya Sorokin qui ont aidé, mais c’est quand même inespéré que cette équipe soit assez bonne cette saison pour être dans la course aux séries. C’est peut-être le hasard, ou c’est peut-être à cause un peu de Patrick Roy et son adjoint Benoit Desrosiers.

Et là, on a Mathieu Darche qui est difficile à suivre. Il échange un des meilleurs jeunes défenseurs de la ligue en Noah Dobson durant l’été.

Mais là, Patrick Roy réussit à faire gagner son club qui devait être en reconstruction.

Puis Darche ne semble pas comprendre que le club est superforme. Et il échange un choix de première ronde pour aller chercher un gars sûrement très gentil et travaillant, mais qui a 12 buts en 61 matchs cette année, avec un différentiel de -23 : Brayden Schenn.

Pourquoi échanger Dobson alors ?

Avec du recul, l’échange de Dobson devient complètement ridicule pour les Islanders. C’est comme si Darche voulait refaire les fondations de la maison, mais qu’après avoir coulé le béton, il allait directement acheter son ensemble de patio.

Peter DeBoer pourra faire quoi ? Changer quoi ? Pendant une semaine !

Tu as un gars qui travaille depuis le début de l’année avec cette équipe-là, qui connaît comme personne les qualités et les faiblesses de son groupe et quand il reste quatre matchs, tu décides de prendre quelqu’un qui recommence à zéro.

Je pense que Peter DeBoer ne fera pas grand-chose. Il va juste observer. Et Mathieu Darche va espérer que le symbole du changement fouette son équipe. Si des joueurs de la LNH sur le bord des séries ont besoin de ce genre de coup de fouet, échangez-moi ça à Kalamazoo au plus sacrant. Je pense que ça ne changera rien.

Les Islanders avaient plutôt besoin de Patrick Roy, encore, qui réussit depuis deux ans à trouver des façons de gagner avec ce club plutôt mauvais.

Ça changeait quoi de finir l’année avec Roy, au moins ? Perdre DeBoer ?

Pour coacher dans la LNH durant 18 ans, comme Peter DeBoer, je comprends qu’il faut être bon dans ce job-là.

Mais ça devait être agréable de diriger les Stars depuis trois ans. Ou Vegas les trois années d’avant. Ou lors des grosses années des Sharks les années avant, avec les Burns, Thornton, Pavelski, Meier à leur sommet.

Là, c’est une autre paire de manches.

Je ne suis sûrement pas assez objectif. À Québec, tout le monde connaît Patrick. Je sais comment il avait son équipe à cœur et qu’il ne s’attendait pas à ça. Il doit swinger beaucoup de balles de golf pour faire passer ça. Il s’est fait rouler. Il a réussi à sortir tout le jus de cette équipe et c’est ainsi qu’on le remercie. Son téléphone va sonner. Mais je crains que tout ça l’ait fait déchanter.

Et Mathieu Darche prend un gros risque pour son début de carrière comme directeur général. On verra plus tard si c’était courageux ou niaiseux et s’il me ferme le clapet.


© TVA Sports