Et s'ils ne gagnaient rien sauf... la coupe?
Le Canadien connaît une saison exceptionnelle. L’équipe obtient des résultats au-delà de toutes les attentes.
Elle va jouer en séries de fin de saison, et la situation est bien différente d’il y a un an alors que le Tricolore s’était classé par la dernière porte disponible avec un total de 91 points.
Collectivement, la progression des Glorieux est aussi palpable que remarquable.
Elle s’explique par l’atteinte de nouveaux standards individuels chez plusieurs des joueurs de l’équipe.
Noah Dobson ne rééditera pas ses 70 points d’il y a deux ans à Long Island, mais il peut atteindre son deuxième total en carrière, soit 51 points, tout en ne jouant pas en première vague d’avantage numérique.
Dobson peut en outre devenir le premier joueur de l’histoire de la Ligue nationale à dominer tous ses pairs pour le nombre de tirs bloqués tout en atteignant la barre des 50 points.
Noah Dobson ne recevra aucun trophée, si ce n’est le Jacques Beauchamp décerné annuellement à la quatrième étoile chez le Canadien. Mais sa contribution s’avère aussi précieuse que son acquisition.
Oliver Kapanen ne sera pas finaliste au trophée Calder remis à la recrue par excellence, mais le plateau des 25 buts qu’il reluque n’est pas un mince exploit.
Guy Lafleur, Boum Boum Geoffrion, Mats Naslund, Joe Malone, Kjhell Dahlin et le plus récent, Michael Ryder il y a 22 ans, ont atteint ce standard.
Ivan Demidov, lui, va recevoir des votes au titre de recrue par excellence de la saison. Le trophée sera soulevé par Matthew Schaefer des Islanders, mais Demidov pourrait coiffer Beckett Sennecke des Ducks au deuxième rang.
S’il y avait un trophée Ken Dryden remis au gardien recrue par excellence dans le circuit Bettman, Jakub Dobes aurait sans doute livré une lutte serrée à Brandon Bussi des Hurricanes de la Caroline et à Jesper Wallstedt du Wild du Minnesota...
Même si Sasha Barkov avait joué cette saison, je pense que Nick Suzuki aurait reçu beaucoup de votes pour l’obtention du trophée Selke, remis à l’attaquant le plus productif tout en demeurant consciencieux et efficace défensivement.
Le capitaine ne joue pas ou peu avec un homme en moins, mais son comportement dans les trois zones de la glace en font le favori de cette année. Attention, toutefois, au vétéran Ryan O’Reilly des Predators de Nashville, surtout si ceux-ci entrent en séries de fin de saison...
Lane Hutson a coiffé Macklin Celebrini il y a un an dans la course à la recrue de l’année. Peut-il enchaîner avec son premier trophée Norris remis au défenseur par excellence ? Ce serait étonnant, ce qui n’enlève rien à l’excellence de Hutson chez le Canadien.
Cole Caufield contrôle sa destinée dans la lutte au trophée Maurice-Richard... ou presque. Il ne choisit pas de jouer ou non avec un filet désert en fin de rencontre, mais il obtient son temps de jeu à égalité et en avantage numérque.
Il domine tous ses pairs dans les buts marqués face à un gardien adverse. Il a quatre buts d’avance sur la supervedette Connor McDavid et trois de recul sur Nathan MacKinnon, qui vient d’atteindre la cinquantaine de filets, dont cinq ont été inscrits dans des cages abandonnées.
La course folle de Caufield tient le Québec sur le bout de son siège, prêt à bondir d’ivresse pour une première fois depuis Stéphane Richer...
Si le Canadien termine dans le top 5 au classement général de la LNH, comment les membres de la confrérie pourraient ignorer la candidature de Martin St-Louis au titre de coach de l’année ?!
Le fait d’armes de la Flanelle serait au moins aussi impressionnant que celui des Islanders et des Penguins, s’ils se classent en vue du gros tournoi.
Martin risque fort de mordre la poussière devant le vénérable Lindy Ruff, qui redonne enfin aux Sabres un peu de la noblesse égarée depuis plus de 15 ans.
Au final, il est très possible que les membres de l’organisation du Canadien reçoivent un record de nominations sans toutefois remporter aucun trophée individuel au gala méritas de la saison 2025-2026.
Une motivation additionnelle pour ce groupe uni, celle de mériter la plus haute distinction. La plus belle, aussi, en ce qu’elle a de mettre en lumière le collectif.
Et si les Glorieux ne gagnaient rien sauf... la coupe Stanley ?!
