Le D‑Day économique au Moyen‑Orient : gagnants et perdants
Depuis 1979, les sanctions américaines contre l’Iran sont passées de restrictions commerciales à un dispositif financier mondial.
Depuis 1979, les sanctions américaines contre l’Iran sont passées de restrictions commerciales à un dispositif financier mondial.
Avec l’opération Epic Fury, Washington franchit un nouveau cap : sanctions directes, sanctions secondaires et pression sur le pétrole, le transport maritime, la finance et les réseaux de contournement visent désormais aussi les pays qui continuent de commercer avec Téhéran.
Avec l’opération Epic Fury, Washington franchit un nouveau cap : sanctions directes, sanctions secondaires et pression sur le pétrole, le transport maritime, la finance et les réseaux de contournement visent désormais aussi les pays qui continuent de commercer avec Téhéran.
La bataille décisive se joue donc hors d’Iran. Si les principaux partenaires de Téhéran, au premier rang desquels la Chine, cèdent à la pression américaine, l’Iran risque un isolement accru ; s’ils résistent, Washington devra choisir jusqu’où étendre ses sanctions.
La bataille décisive se joue donc hors d’Iran. Si les principaux partenaires de Téhéran, au premier rang desquels la Chine, cèdent à la pression américaine, l’Iran risque un isolement accru ; s’ils résistent, Washington devra choisir jusqu’où étendre ses sanctions.
Depuis la crise des otages de 1979, les sanctions promulguées par les États-Unis à l’encontre de l’Iran sont passées de restrictions commerciales à un système de mesures financières et secondaires obligeant de plus en plus les entreprises étrangères à choisir entre le commerce avec l’Iran et l’accès au marché états-unien.
Washington a progressivement durci ces mesures, jusqu’à la mise en place d’un embargo commercial en 1995. Le programme nucléaire iranien a ensuite internationalisé la pression, avec des sanctions de l’ONU entre 2006 et 2010. Cette pression a contribué à l’élaboration du Joint Comprehensive Plan of Action, ou JCPOA, de 2015, qui a suspendu l’essentiel des sanctions secondaires américaines liées au nucléaire.
Dès l’arrivée de la première administration Trump, Washington a toutefois jugé le JCPOA insuffisant, estimant qu’il ne traitait ni du programme balistique iranien ni du soutien de Téhéran à ses alliés et groupes armés régionaux, tandis que l’allègement des sanctions était perçu comme donnant à l’Iran davantage de ressources pour renforcer ces activités. L’administration américaine considérait également que certaines limitations prévues par l’accord sur le programme nucléaire étaient temporaires et ne permettaient pas d’en garantir durablement l’endiguement. C’est dans ce contexte que Donald Trump annonça, le 8 mai 2018, le retrait des États-Unis du JCPOA et le rétablissement progressif des sanctions.
Du levier de négociation à la guerre économique
Depuis le début de l’opération Epic Fury en février 2026, une pression économique accrue accompagne les mesures militaires et maritimes. Tout récemment, fin août, Donald Trump a promis de « frapper durement » l’Iran sur le........
