La peur de l’inflation fait craindre une hausse des taux d’intérêts
Avec la crainte d’une hausse de l’inflation, la question du resserrement monétaire réapparaît au Japon, aux États-Unis, au Royaume-Uni et même dans l’Union européenne. Retour sur cette politique monétaire mise en œuvre après la crise financière de 2008. Concrètement, une remontée des taux d’intérêt directeurs par les banques centrales et de facto sur nos prêts immobiliers.
Dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, la réunion des quatre grandes banques centrales – Réserve fédérale américaine, Banque centrale européenne, Banque d’Angleterre et Banque du Japon – est scrutée de près. Avec le prix d’un baril de pétrole à plus de 112 dollars (plus de 96 euros), la peur d’une flambée inflationniste est dans tous les esprits.
L’outil phare des banques centrales pour contrôler l’inflation : le taux d’intérêt directeur. La Banque centrale européenne a décidé de garder son taux à 2 %. La Réserve fédérale américaine à 3,50 %-3,75 %. La Banque centrale du Japon à 0,75 %.
Concrètement, lorsque les banques centrales augmentent leurs taux d’intérêt directeurs, les prêts pour les entreprises et les ménages deviennent plus onéreux, et de facto, la demande de crédit baisse. À l’inverse, une baisse des taux directeurs encourage les crédits et peut potentiellement créer de l’inflation.
Pour garantir une stabilité de leur économie dans ces périodes de crise et freiner l’inflation, les banques centrales ont adopté une politique monétaire dite de « resserrement monétaire ». Explication de la crise financière de 2008 en passant par la pandémie de Covid-19 ou la crise inflationniste de 2022.
Taux d’intérêt directeurs
L’intensité de la crise financière de 2008 et ses conséquences économiques a conduit les banques centrales à réduire fortement leurs taux........
