L’IA au secours des enseignants débordés ? Oui, mais à conditions
L’inclusion scolaire est devenue une priorité dans les systèmes éducatifs. Pourtant, sur le terrain, le personnel enseignant manque souvent de temps et d’outils pour la mettre en œuvre. De nouvelles approches, notamment basées sur l’intelligence artificielle générative (IAG), pourraient contribuer à réduire cet écart.
Professeure adjointe en enseignement et apprentissage, mes travaux portent sur la fracture numérique, l’inclusion scolaire et l’intégration de l’intelligence artificielle en éducation.
Une ambition forte… mais des moyens limités
L’école d’aujourd’hui porte une ambition explicite : permettre à tous les élèves de réussir, quels que soient leurs besoins, leurs capacités ou leurs parcours. L’inclusion scolaire dans les écoles élémentaires et secondaires n’est plus une option, mais une exigence reconnue à l’échelle internationale.
Si cette inclusion est évidemment louable, elle a complexifié le travail du personnel enseignant. Une question se pose alors : quels sont les moyens donnés aux enseignants pour développer des pratiques pédagogiques réellement inclusives ?
Une exigence de plus dans un quotidien déjà saturé
Différencier l’enseignement, adapter les supports, varier les modalités d’évaluation, soutenir l’engagement de tous les élèves : ces attentes sont désormais au cœur du métier d’enseignant. Elles s’appuient notamment sur des approches reconnues comme la conception universelle de l’apprentissage (CUA), qui propose d’anticiper les manières de rejoindre la diversité des profils d’apprenants dès la planification pédagogique.
En théorie, le principe est convaincant. Dans la pratique, il se heurte à une réalité bien connue : le manque de temps.
Planifier une séquence, par exemple une série de séances portant sur une notion précise comme les fractions, demande déjà un........
