Depuis le massacre israélien du «mercredi noir», les Libanais donnent leur ADN pour retrouver leurs proches
Depuis le massacre israélien du «mercredi noir», les Libanais donnent leur ADN pour retrouver leurs proches
Laura Perren – 21 avril 2026 à 12h00
Une campagne d'identification génétique inédite s'organise dans l'urgence pour tenter de mettre un nom sur les corps mutilés ou piégés sous les décombres après les frappes israéliennes du mercredi 8 avril.
Temps de lecture: 3 minutes - Repéré sur The Intercept
Le mercredi 8 avril, le Liban a connu l'une des journées les plus meurtrières de son histoire récente. Peu après la conclusion du cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis, Israël a bombardé le territoire libanais à plus de cent reprises en moins de dix minutes. Près de deux semaines après ces attaques, les initiatives se multiplient pour tenter de retrouver et d'identifier les corps.
Jaafar Annan est installé sur le trottoir, devant le service des urgences de l'hôpital universitaire de Rafik Hariri, dans la périphérie sud de Beyrouth. «L'hôpital est devenu ma maison», regrette-t-il, épuisé. Le 8 avril, une frappe israélienne a rasé l'immeuble où vivait sa famille à Kayfoun, à l'ouest de la capitale libanaise. «J'ai enterré mon père, poursuit-il. Mais ma mère est toujours portée disparue.»
Ses journées sont désormais rythmées par la quête du moindre signe de sa génitrice, Fatima, 56 ans. Comme de nombreux Libanais confrontés à la disparition brutale d'un proche, Jaafar Annan a donné un échantillon de son sang à l'hôpital, espérant des réponses grâce à une correspondance ADN. «Je........
