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Dérogations pour le 1er mai : "Il faut donner au travail toute sa place, mais rien que sa place"

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15.04.2026

Gabriel Attal n’a pas décidé de faire dans la dentelle. À l’occasion de la niche parlementaire Renaissance du 10 avril, il a défendu une loi « visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai », jour chômé et férié depuis 1947. Un texte sur lequel planchait déjà le gouvernement. Mais le jour J, surprise, les députés centristes ont écarté la proposition de loi via une motion de rejet préalable. Grâce à ce tour de passe-passe, le texte évite l’enlisement à l’Assemblée et file en commission mixte paritaire (CMP).

Cette méthode a eu le don de courroucer la gauche et les syndicats. Dimanche 12 avril, les huit grandes centrales syndicales ont demandé conjointement au Premier ministre de ne pas convoquer de CMP. Sébastien Lecornu, déjà aux prises avec un début de crise sociale liée à l’explosion des prix du carburant, s’est empressé de temporiser. « Il n’y aura pas de passage en force », confirme son entourage. Lundi, le Premier ministre a renoncé définitivement à la convocation d’un CMP, estimant que « seul un dialogue de branche » permettra de nouer un « dialogue social approfondi » sur le sujet. Autant dire que la réforme est renvoyée aux calendes grecques. L’historienne spécialiste de la question sociale Danielle Tartakowsky, autrice de La part du rêve. Histoire du 1er mai en France (Hachette Littérature, 2005), revient pour Marianne sur les enjeux de ce débat.


© Marianne