Benjamin Morel : "Le PS est l’un des perdants de ce premier tour des municipales"
Marianne : L’abstention a été forte… Assiste-t-on à un désamour des Français pour les municipales ?
Benjamin Morel : L’abstention est le premier enseignement du scrutin, et sans doute le plus important. L'abstention culmine chez les jeunes, 60 % chez les 25-34 ans et 56 % chez les 18-24 ans, reflétant une désaffection particulièrement marquée parmi les classes populaires et les électorats éloignés des partis traditionnels. Cela dit quelque chose d’inquiétant sur l’état de notre démocratie locale. La démocratie locale est atteinte par la même maladie que la démocratie nationale. Elle est même souvent plus touchée quand l’on regarde les élections régionales et départementales. Les municipales ne constituaient jusqu’à présent qu’une exception qui s’amenuise.
