"La fusion de l'IRD et du CNRS est un symbole de la fin programmée de la recherche scientifique"
Le sort de l’IRD semble scellé. Cette fusion au sein du CNRS devrait se réaliser dans les mois qui viennent. Certes, des « économies d’échelle » se feront, mais en sacrifiant les tâches spécifiques de ce petit institut.
Avec 2 300 agents, dont 1000 chercheurs, et un budget de 350 millions d’euros, l’IRD est un institut qui développe des recherches pour le développement en partenariat avec l’outre-mer français et les pays de la ceinture intertropicale (Afrique, Amérique latine, Asie), sur des sujets d’intérêt global : climat, populations, santé, ressources.
La vocation de l’IRD repose sur une coopération scientifique internationale articulée entre recherche, formation, développement, expertise, renforcement de capacité, innovation et diplomatie scientifique. Cette singularité disparaîtra au CNRS dont les modes de fonctionnement et les missions sont profondément différents. Mais il ne s’agit pas seulement d’une sordide histoire de gros sous. Cette disparition est surtout un test destiné à vérifier l’état d’avancement de la politique de démantèlement des établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST). Il nous faut remonter plus loin dans le temps, pour comprendre pourquoi l’État fait ce choix incompréhensible.
En 1939, la France........
