Émilie Frèche : "Le procès en islamophobie que Samuel Paty a vécu va lui être refait post-mortem"
Pourquoi parler de « séisme » ? Parce que, selon l'écrivaine Émilie Frèche, le 16 octobre 2020, date de l'assassinat de Samuel Paty, n’est pas un point final mais un épicentre. À l’occasion de la parution de son nouveau livre, l’autrice raconte ce que le procès lui a appris, sur les mécanismes de l’islamisme, le rôle d’Abdelhakim Sefrioui, la place des réseaux sociaux ; et ce que les enjeux du procès en appel qui s'ouvre ce 26 janvier.
Marianne : D’où vient le mot « séisme », qui donne son titre au livre ?
Émilie Frèche : Un séisme, c’est un bouleversement violent, et ce sont des répliques. C’est exactement ce que constitue pour moi l’assassinat de Samuel Paty. Il y a eu le choc du 16 octobre 2020, la décapitation de cet enseignant à la sortie de son collège, et ensuite, les multiples répliques qui jusqu’à aujourd’hui, nous secouent. La plus dramatique étant, bien sûr, l’assassinat d’un autre professeur, Dominique Bernard, dans son collège, à Arras, en octobre 2023.
