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Comment les politiques chutent : on a lu "La disgrâce politique" de Michel Hastings

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26.06.2026

« Adieu, un long adieu à toutes mes grandeurs ! », se lamente le cardinal Wolsey dans l’Henri VIII de Shakespeare. Celui qui fut le grand favori du dernier des Tudors ne pouvait se résoudre à voir son roi divorcer illégitimement pour épouser la protestante Anne Boleyn et échoua à obtenir l’annulation de son premier mariage. Wolsey trahit Henri, et celui qui fut tant est déchu de ses titres et de ses biens, entrant jusqu’à sa mort dans la misère, en disgrâce. C’est ce statut fascinant que le politologue Michel Hastings entreprend de décortiquer dans son ouvrage, La disgrâce politique, anatomie de la chute, aux éditions CNRS, illustré par un Icare en chute libre.

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Malheur à celui qui se brûlera les ailes à trop s’approcher du soleil. Ou qui lui fera de l’ombre. Ce n’est pas le très célèbre intendant de Louis XIV, Nicolas Fouquet, qui vous dira le contraire. On rapporte encore que la fête donnée devant son somptueux château à Vaux-Le Vicomte avait tellement........

© Marianne