5 raisons pour lesquelles les contre-tarifs alimentaires sont une fausse bonne idée
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«Un contre-tarif peut sembler patriotique à Ottawa. À la caisse, il demeure une taxe payée par les Canadiens.»
EXPERT INVITÉ. Les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis ont échoué. Washington a imposé des droits de douane de 50 % sur environ 28 milliards de dollars de produits canadiens, et le premier ministre Mark Carney a promis une riposte équivalente, dollar pour dollar, à compter du 8 septembre.
Une réponse canadienne est peut-être devenue politiquement inévitable. Mais Ottawa doit agir avec une extrême prudence. En cherchant à punir Washington, le gouvernement pourrait surtout pénaliser les familles canadiennes à l’épicerie.
Voici cinq raisons pour lesquelles l’imposition de contre-tarifs dans le secteur agroalimentaire serait une très mauvaise idée.
1. Les contre-tarifs sont des taxes payées ici
Les tarifs douaniers sont des taxes. Point final.
Un contre-tarif canadien est payé par l’entreprise canadienne qui importe le produit américain. L’exportateur peut en absorber une partie, mais les importateurs, les distributeurs et les détaillants finissent généralement par transférer une portion de la facture aux consommateurs. Comme les marges bénéficiaires dans le secteur alimentaire sont déjà minces, le coût supplémentaire se retrouve tôt ou tard à la caisse.
Un contre-tarif peut donc être présenté comme une mesure contre les États-Unis, mais sa facture est largement assumée par les ménages et les entreprises du Canada. On peut envelopper cette taxe dans le drapeau canadien, elle demeure néanmoins une taxe.
2. L’expérience de 2025 démontre que les prix augmentent
Nous avons déjà appris cette leçon en 2025, lorsque le gouvernement Trudeau a imposé des contre-tarifs de 25 % sur une gamme étonnamment vaste de produits........
