Et si la franchise n’existait plus au Québec ?
LES IDÉES DES AFFAIRES. C’est en sillonnant le Québec, d’une région à l’autre, à la rencontre d’entrepreneurs qui bâtissent loin des grands centres, qu’une question m’est venue et ne m’a plus quitté: et si la franchise n’existait plus ici ?
Pas seulement les enseignes qu’on connaît tous. Tout le modèle, du jour au lendemain.
À Montréal ou à Québec, on s’en remettrait. Il resterait des dizaines de cafés indépendants, des commerces de quartier, une densité commerciale suffisante pour amortir le choc. On grognerait, on s’adapterait.
Mais à Amos, à Rivière-du-Loup, à Thetford Mines ? Dans des centaines de municipalités où j’ai vu que la franchise n’est pas un détail économique, mais l’ossature même du commerce ou du service local ? Là, le vide serait immédiat et sans doute assez brutal.
Un poids économique qu’on sous-estime largement
On parle souvent de la franchise avec des idées préconçues. Dans l’imaginaire collectif, le mot évoque presque exclusivement la restauration rapide: McDo, Subway, Tim Hortons. Le réflexe est compréhensible, ces enseignes sont les plus visibles. Mais elles sont loin d’être les plus importantes.
La plus récente étude du Conseil québécois de........
