Avant d’acheter un autre outil d’IA, mappez vos décisions
Un texte de Fayçal Hajji, président et fondateur de l’agence The Un Known
LES IDÉES DES AFFAIRES. Je vous propose un exercice de 90 minutes pour savoir où l’IA peut décider seule, où elle doit préparer le terrain, et où vous devez garder le dernier mot.
La Banque du Canada a publié cette semaine un chiffre qui devrait faire réfléchir tous les dirigeants québécois. Plus des deux tiers des leaders d’entreprise au pays utilisent personnellement des outils d’IA au cours d’une semaine normale de travail. Mais seulement 8% des entreprises l’ont intégrée de façon significative à leurs activités principales.
Le patron s’en sert. L’entreprise, non.
Cet écart de soixante points est la vraie histoire de l’IA au Canada. Il ne s’explique ni par le budget ni par la technologie. Une partie de ce fossé s’explique par un travail que trop peu d’entreprises ont formalisé: décider où l’IA a le droit de décider.
Le mois dernier, j’écrivais ici que la question à poser n’était pas quel outil acheter, mais quel travail redessiner. Plusieurs lecteurs m’ont répondu la même chose: d’accord, mais on commence par où?
Voici donc l’exercice que je propose. Il demande 90 minutes, un tableau blanc et votre équipe de direction.
D’abord, l’erreur à éviter. La plupart des dirigeants classent leurs décisions par importance ou par complexité. Dans ce contexte, l’axe est à revoir. Une........
