Terres rares: le Québec n’est pas à la veille d’être une alternative à la Chine
ANALYSE GÉOPOLITIQUE. Le Québec a officiellement trois projets de terres rares, selon le ministère des Ressources naturelles et des Forêts. Or, s’ils vont de l’avant, ces projets miniers pourraient ne voir le jour qu’à la fin des années 2030. Par conséquent, le Québec devra attendre près de 15 ans avant de commencer à être une alternative à la Chine, en plus d’offrir à terme une production somme toute marginale sur le marché mondial.
Voilà ce qui ressort d’un entretien réalisé par Les Affaires avec Maxime Guilbault, associé chez PwC Canada et spécialiste des transactions dans le secteur minier. Nous lui avons parlé en marge de La Semaine minière du Québec, qui a eu lieu du 27 avril au 3 mai dans la capitale nationale et qui était organisée par l’Association minière du Québec (AMQ).
«Pour mettre les choses en perspective, une fois découvert, un projet minier en exploration peut prendre entre 10 et 15 ans avant de pouvoir être mis en opération», explique-t-il.
Outre la question du financement, il souligne que le «premier obstacle colossal par rapport aux terres rares» tient à l’accessibilité aux gisements. Ils sont la plupart du temps loin de tout, sans parler de l’absence d’infrastructures de base.
On parle ici de routes, de chemins de fer ainsi que de........
