Le Québec pourra-t-il attirer encore longtemps les entreprises étrangères?
ANALYSE ÉCONOMIQUE. Mercredi, Investissement Québec, Montréal International et Québec International ont publié une étude sur l’apport essentiel des filiales étrangères à notre économie. Toutefois, avec la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), l’attractivité du Québec pourrait s’éroder si le nouveau traité défavorise le Canada. Nous perdrions alors en partie la capacité d’attirer des multinationales qui s’établissent ici pour exporter sur le marché américain.
Tout le monde sait que, depuis plus d’un siècle, le Québec abrite de nombreuses filiales étrangères, notamment dans l’industrie forestière et dans le secteur de l’aluminium. Mais on cerne mal l’importance de ces multinationales. L’étude publiée cette semaine par les trois agences d’attraction des investissements étrangers permet donc de bien cartographier leur apport à notre économie.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, comme ce petit tableau tiré de l’étude réalisée par la firme Aviseo Conseil permet de le constater:
C’est sans parler des centaines de fournisseurs de biens et de services qui gravitent autour de ces entreprises aux quatre coins du Québec, et ce, de Sept-Îles à Rouyn-Noranda, en passant par le Grand Montréal.
Bref, c’est un no brainer, comme on dit en anglais: la présence de filiales étrangères dans notre économie est vitale.
Mais le plus important encore est de garder notre capacité d’attirer des multinationales au Québec et de convaincre celles qui sont déjà établies ici de réinvestir dans leur(s) usine(s).
Nos atouts menacés par Donald Trump
Or, depuis le retour du président Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, il ne faut plus tenir pour acquise notre capacité d’attirer des entreprises étrangères, et ce, malgré les nombreux atouts de l’économie québécoise:
Une base manufacturière compétente et diversifiée;
Une main-d’œuvre de qualité;
Des centres de recherche de haut calibre;
Un écosystème d’accompagnement et de financement assez unique au monde;
De l’énergie renouvelable, mais dont la quantité commence toutefois à manquer;
La proximité du marché américain;
Un taux de change favorable pour les entreprises qui exportent au sud de la........
