menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Vos meilleurs employés démissionnent à cause de vous

21 0
27.08.2026

EXPERT INVITÉ. Chaque fois qu’un de mes meilleurs employés quittait Connect&GO, j’avais le même réflexe: chercher une explication à l’extérieur.

Un concurrent avait offert plus d’argent. Un meilleur titre. De meilleures conditions. Bref, je me racontais une histoire qui avait surtout un avantage: elle m’évitait de me regarder dans le miroir.

C’est lorsque j’ai commencé à faire moi-même davantage d’entrevues de sortie que j’ai compris que, très souvent, la raison que je croyais ou qu’on m’avait présentée ne reflétait qu’une petite partie de la vérité.

Je me souviens d’une période où nous avons perdu cinq ou six excellents développeurs. Des gens brillants, difficiles à recruter. À force de poser de vraies questions, le même problème revenait: leur gestionnaire contrôlait l’information, voulait être au centre des décisions et microgérait des gens recrutés précisément parce qu’ils étaient excellents.

Le problème n’était donc pas le marché. Il était chez nous et cela nous a coûté très cher.

Avec les années, j’ai dû accepter une réalité inconfortable: les meilleurs employés ne quittent pas toujours leur entreprise. Souvent, ils quittent leur gestionnaire ou une organisation qui a cessé de mériter leur engagement.

Ils ne voient plus où ils s’en vont

Les gens les plus performants craignent rarement le travail. Ce qu’ils craignent davantage, c’est la stagnation. Ils veulent sentir qu’ils apprennent, qu’ils progressent et qu’on leur confie des défis à la hauteur de leurs capacités.

Dernièrement, dans une entreprise, je soulignais que plusieurs des meilleurs éléments me semblaient clairement démotivés. Des gens brillants, encore présents, encore performants, mais chez qui je sentais un certain cynisme et une fatigue. J’ai même dit que je serais inquiet de les voir partir.

On m’a répondu: «Mais Dominic, on n’a pratiquement pas de roulement ici.»

C’était vrai. Mais les excellentes conditions, les bons salaires et la stabilité étaient peut-être devenus une sorte de prison en or. Les gens ne partaient pas nécessairement, mais certains qui pouvaient........

© Les Affaires