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En dilettante – Le jour où j’ai signé pro

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28.02.2026

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Le sport est de plus en plus un spectacle que des professionnels exercent pour des spectateurs de moins en moins pratiquants. Cette chronique a pour but de réhabiliter la pratique en amateur, laquelle partage un socle commun avec le monde du professionnalisme, dont elle donne d’utiles et sages clés de lecture. Toutes les chroniques

Je m’y revois encore. La terrasse du jardin, un samedi d’été, mon père assis et à côté de lui, en bout de table, mon oncle Marcel, alias Mimi, un trésor entre les mains: ma feuille de transfert, que mon père devait signer à ma place puisque j’avais presque 13 ans. Juste après la Coupe du monde en Espagne, où les Bleus avaient joué magnifiquement, et au même moment que Michel Platini, enrôlé lui par la Juventus de Turin, je m’apprêtais à quitter la France pour signer à l’étranger.

L’affaire était de la plus haute importance. Après quatre saisons dans le club de foot du village, en France voisine, j’allais partir en Suisse, au FC Collex-Bossy*, club fondé par mes oncles, pour rejoindre deux de mes cousins dans l’équipe des juniors C. Un transfert international, de 9 km de distance. Mon père, qui n’a toujours eu qu’une vision très détachée du sport (jusqu’à ce qu’il se mette, sur le tard, au golf…), ne voyait pas trop l’intérêt de changer de club puisqu’il y avait, de chaque côté des maillots, des buts et des........

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