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En Belgique, une «réorientation» de l’audiovisuel public qui vise surtout à grignoter son indépendance

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20.02.2026

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Le service public belge de l’audiovisuel est à son tour sous tension. Il est, comme à Paris, l’objet d’une offensive soutenue de partis de droite mais échappe, en revanche, aux polémiques helvétiques sur la redevance: en effet, on ne parle plus de cette taxe des deux côtés de la «frontière linguistique» qui sépare Flamands et francophones. Elle a été abrogée en 2002 en Flandre, en 2018 dans la Fédération Wallonie-Bruxelles – FWB, ex-Communauté française de Belgique.

La Radio-télévision belge francophone (RTBF) et la Vlaamse radio-televisie (VRT) sont depuis lors alimentées notamment par la partie des impôts que l’Etat fédéral redistribue à la FWB et à la Communauté-Région de Flandre. Des deux côtés, le service public engrange aussi des revenus grâce à la publicité commerciale mais il devra, des deux côtés également, se serrer la ceinture. Un peu en Flandre, où la VRT devra épargner un montant correspondant à 14,7 millions de francs d’ici à 2030, beaucoup dans la Fédération Wallonie-Bruxelles, où la RTBF est censée économiser un montant avoisinant 122 millions de francs, en trois ans.

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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