En Belgique, une «réorientation» de l’audiovisuel public qui vise surtout à grignoter son indépendance
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Le service public belge de l’audiovisuel est à son tour sous tension. Il est, comme à Paris, l’objet d’une offensive soutenue de partis de droite mais échappe, en revanche, aux polémiques helvétiques sur la redevance: en effet, on ne parle plus de cette taxe des deux côtés de la «frontière linguistique» qui sépare Flamands et francophones. Elle a été abrogée en 2002 en Flandre, en 2018 dans la Fédération Wallonie-Bruxelles – FWB, ex-Communauté française de Belgique.
La Radio-télévision belge francophone (RTBF) et la Vlaamse radio-televisie (VRT) sont depuis lors alimentées notamment par la partie des impôts que l’Etat fédéral redistribue à la FWB et à la Communauté-Région de Flandre. Des deux côtés, le service public engrange aussi des revenus grâce à la publicité commerciale mais il devra, des deux côtés également, se serrer la ceinture. Un peu en Flandre, où la VRT devra épargner un montant correspondant à 14,7 millions de francs d’ici à 2030, beaucoup dans la Fédération Wallonie-Bruxelles, où la RTBF est censée économiser un montant avoisinant 122 millions de francs, en trois ans.
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