Distinguer le passé de la réalité actuelle
À la lecture du rapport de la commissaire au développement durable publié en mai, les lecteurs pourraient conclure que le Québec court aujourd’hui un risque important de devoir assumer les coûts de restauration de futures mines abandonnées en raison de garanties financières insuffisantes.
Cette impression découle notamment des passages évoquant la possibilité que l’État ait à absorber des coûts supplémentaires si une société minière manque à ses obligations ou fait faillite.
Le risque mérite certainement d’être examiné. Cependant, pour en apprécier la portée réelle, encore faut-il présenter les mécanismes qui ont précisément été mis en place au cours des dernières décennies pour le réduire.
Le plus récent site minier abandonné au Québec est la mine Principale à Chibougamau, dont l’exploitation a pris fin en 1979, mais dont les dernières activités de traitement à l’usine remontent à 2008. Avant elle, les sites Lac Fortune, McWatters et Wrightbar, fermés en 1998 et 1997, figurent parmi les........
