Faut (se) parler d’infrastructures
Le montant fait peur : 50 milliards de dollars. C’est le déficit de maintien d’actifs des infrastructures d’eau et des chaussées au Québec. Et si rien ne change, ce déficit pourrait doubler d’ici dix ans. Concrètement, cela signifie davantage de routes qui se dégradent, plus de refoulements d’égout et des projets de développement qui prennent toujours plus de temps à se réaliser.
À cela s’ajoute la réalité des changements climatiques, qui accélèrent la dégradation de nos infrastructures.
Collectivement, nous comprenons de plus en plus que l’état de nos infrastructures n’est plus un enjeu abstrait. C’est une réalité qui nous touche directement dans nos déplacements, dans nos quartiers, dans nos services municipaux et dans notre qualité de vie.
Les villes gèrent plus de 60 % des infrastructures publiques, alors qu’elles ne disposent que de 8 % de l’assiette fiscale québécoise. Le calcul est simple : même si les municipalités consacraient demain matin la totalité de leurs budgets aux infrastructures, elles ne combleraient pas ce déficit. Le cœur du problème n’est pas seulement l’ampleur des besoins. C’est aussi l’explosion des coûts et une répartition des revenus........
