Des humains et des robots
C’est une histoire que l’on pense être une histoire de robots usurpateurs, mais qui est d’abord une histoire humaine.
Celle d’un homme qui a voulu créer (peut-être pas écrire, mais créer) quelque chose qu’il pensait que sa société d’accueil aimerait, et qui a réussi à le faire de manière spectaculaire, inattendue. Celle des milieux littéraire et médiatique et de leur société qui aime les gens capables de les rassurer sur le fait que le Québec est accueillant et empathique. Celle des milieux littéraire et médiatique qui ont perdu quelques réflexes.
Il faut écouter, aujourd’hui, avec le champ de vision qui s’est élargi, les entrevues à la sortie du livre, et sentir le puits qui s’ouvre dans nos poitrines. C’est toujours injuste de juger l’ombre du passé à la lumière du jour, mais il faut bien le faire, pour apprendre.
Thélyson Orélien dit avoir récolté, pour C’était ça ou mourir, des témoignages de personnes migrantes « un peu partout », en voyage, et ici, à Montréal. L’entendre répondre des phrases laconiques comme « J’étais au Stade olympique, au moment où les gens........
