menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Surprotection dans le réel, surexposition dans le virtuel

49 0
16.08.2025

À la rentrée scolaire, cette année, une nouveauté attend les élèves des écoles secondaires : l’usage du téléphone cellulaire sera interdit. Cette mesure ne fait pas consensus, et elle suscitera des débats.

L’année dernière, dans un cours que je donne au cégep intitulé « L’école et l’enseignant », j’ai été étonné d’apprendre que plusieurs écoles secondaires dans les Laurentides appliquent déjà cette règle depuis quelques années. Mes étudiants m’ont raconté que cela se passe en général très bien ; cette mesure est jugée bénéfique.

Dans plusieurs pays, des livres importants ont été publiés, documentant les effets négatifs des écrans : aux États-Unis, Génération Internet (Jean Twenge), Génération anxieuse (Jonathan Haidt) ; en France, La fabrique du crétin digital (Michel Desmurget) ; en Angleterre, On vous vole votre attention (Johann Hari). Aujourd’hui, en moyenne, durant une journée, une personne touche à son cellulaire 2617 fois, pour une durée totale de trois heures et quart !

Pour éclairer le débat, il importe de rappeler quelques faits observés dans ces études. Plus le temps d’écran est élevé chez un jeune, plus c’est source de problèmes : moins de socialisation avec des amis (en personne), plus de solitude et plus d’anxiété. Certaines........

© Le Devoir