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L’improvisation n’est pas un mal

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03.06.2026

À heure de grande écoute, lors des séries éliminatoires de notre jeune Sainte-Flanelle, on a pu voir une publicité télévisée du Parti québécois. Dans le jargon des relations publiques, on appelle ce type de message une publicité négative. L’objectif est de dénigrer l’adversaire ou le concurrent. Sans être habituel, ce n’est pas rare dans notre culture politique.

On y voit une femme déçue par l’aspect peu ragoûtant du sandwich qu’elle a commandé, et qui demande au jeune homme derrière le comptoir de lui en refaire un. Le commis s’exécute, mais, au lieu de changer les ingrédients, il les assemble simplement dans un autre ordre. Le pain moisi, le malheureux jambon, le fromage gluant et les cornichons grisâtres reforment donc le même sandwich dégoûtant, le tout tenu par un cure-dent avec un petit drapeau de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le message est clair : rappeler aux électeurs que la CAQ est toujours composée des mêmes ingrédients, peu importe l’ordre. Il ne s’agit pas d’un réel changement. Loin de moi l’idée de défendre le bilan de la CAQ — dans les pages de ce journal, j’ai à plusieurs reprises reproché au gouvernement certaines de ses déclarations ou décisions.

Ainsi, je suis relativement d’accord avec le message, mais j’ai eu un léger malaise avec cette publicité. En fait, j’ai tiqué sur un mot auquel je suis particulièrement sensible prononcé à la fin de la publicité : « Promesses brisées. Improvisation. Gaspillage de fonds publics. Il faut que ça........

© Le Devoir