Choisir notre avenir est d’abord un acte de confiance
Il existe toujours une bonne raison d’attendre. Toujours une raison de dire que le moment n’est pas le bon. Pour les partisans du statu quo, le contexte économique est trop incertain. Le monde est trop instable. Les relations commerciales sont trop fragiles. Les tensions géopolitiques sont trop grandes. Il y a toujours une crise, toujours une guerre, toujours une menace à l’horizon.
Si l’on avait attendu que le monde soit parfaitement stable pour fonder un pays, très peu de nations existeraient aujourd’hui. Je le dis comme quelqu’un qui a choisi le Québec.
Après 12 ans de carrière en politique électorale au New Hampshire, j’ai pris la décision de m’installer au Québec. J’ai quitté un réseau politique solide en Nouvelle-Angleterre, une carrière bien établie et un environnement professionnel que je maîtrisais parfaitement.
Je suis venu dans un endroit où je ne maîtrisais pas encore complètement la langue publique — bien qu’elle soit celle de mes ancêtres. Une langue que je n’avais jamais étudiée formellement à l’école. Un endroit où je n’avais ni réseau, ni repères politiques, ni carrière toute tracée. Mais quand on croit profondément en un projet de société, on accepte l’incertitude. On avance.
C’est exactement la question qui se pose aujourd’hui pour le Québec.
Depuis des décennies, on nous répète que le moment n’est jamais le bon pour une réflexion sérieuse sur l’indépendance. Pourtant, l’histoire moderne montre exactement le contraire : les nations naissent rarement dans des périodes calmes.
L’Irlande a poursuivi sa marche vers l’indépendance dans le tumulte de la Première Guerre mondiale. Plus récemment, le Monténégro a choisi la souveraineté en 2006, dans un contexte économique mondial déjà instable et à la veille de la crise financière de 2008. Et........
