Série Pour le droit et la justice|Une justice plus humaine et accessible est possible Pierre Noreau et Marie Rinfret
En complicité avec l’Institut québécois de réforme du droit et de la justice, Le Devoir lance un nouveau rendez-vous, Pour le droit et la justice. Une fois par mois, dans le cadre des États généraux sur le droit et la justice, des experts viendront jeter un peu de lumière sur un système juridique en quête d’humanité et d’accessibilité.
En novembre dernier, l’Institut québécois de réforme du droit et de la justice lançait les États généraux sur le droit et la justice. L’initiative exigera plus de deux ans de travail. Elle doit conduire, à terme, à la définition de solutions centrées sur l’accès au droit et à la justice. Car, bien que valorisées collectivement, ces institutions restent tout simplement hors de portée pour la majorité d’entre nous.
Les lenteurs et les coûts de la justice demeurent des indicateurs du fait qu’elle ne répond pas aux besoins actuels de notre société, problèmes auxquels s’ajoutent les coûts humains élevés qui accompagnent l’expérience juridique et la trajectoire judiciaire.
Bien sûr, le monde de la justice a connu depuis une cinquantaine d’années des transformations importantes, mais l’observation courante du monde juridique révèle que certaines innovations ne finissent par atteindre leur objectif que plusieurs décennies après leur adoption. Il s’ensuit que la destinée d’une idée, d’une pratique ou d’une réforme du droit est difficile à mesurer. D’autres réformes pallient d’autres impératifs, souvent associés aux besoins des praticiens, sinon à ceux de la structure judiciaire, plutôt qu’aux problèmes des justiciables eux-mêmes.
Notre conception de la justice souffre........
