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La valse-hésitation de Charles Milliard

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17.04.2026

De l’avis général, Charles Milliard avait bien géré le dossier de Marwah Rizqy au lendemain de son couronnement. Il avait maintenu son exclusion du caucus libéral tout en trouvant des mots apaisants, de sorte que la page avait été tournée.

C’est cependant sur les questions de fond qu’on attendait de voir de quel bois se chauffe le nouveau chef du Parti libéral du Québec (PLQ) et aucune de ces questions n’est plus délicate que la langue, qui constitue un facteur de division au sein du parti depuis plus d’un demi-siècle.

Jeudi, M. Milliard a causé une surprise, pour ne pas dire une commotion, en se disant prêt à renouveler la disposition de dérogation, qui met la Charte de la langue française, renforcée en 2022 par la loi 96, à l’abri des poursuites judiciaires, une fois qu’un gouvernement libéral aura éliminé les dispositions jugées excessives.

Conscient de l’effet que cela allait produire, il a tourné un peu autour du pot, mais les journalistes se sont assurés, en français et en anglais, qu’ils avaient bien entendu. Entendre le chef libéral dire quelque chose d’un peu significatif était tout à fait inhabituel.

On a tout de suite compris que cela ne passerait pas comme une lettre à la poste au sein du caucus libéral à la façon dont la députée de Westmount–Saint-Louis, Jennifer Maccarone, qui accompagnait son chef, a expliqué qu’elle ne voulait pas le contredire. Elle avait l’air de tout sauf d’être........

© Le Devoir