La dauphine
L’ancien premier ministre de l’Alberta Ralph Klein se plaisait à dire qu’en politique, « non veut dire peut-être, et peut-être veut dire oui ».
Quand un chef de parti, à plus forte raison un premier ministre, décide de quitter la politique, il doit impérativement sauter l’étape du « peut-être », qui risque de lui faire perdre toute autorité. François Legault avait commis cette erreur en décembre 2019, quand il avait confié à un collègue de La Presse canadienne qu’il comptait quitter la politique au milieu d’un deuxième mandat. Cette fois-ci, il est passé en moins d’un mois d’un catégorique « il n’en est pas question » à l’annonce de son départ.
C’est tout le contraire pour celui ou celle qui aspire à être chef. Le « peut-être » devient un passage obligé. Trop de précipitation fait mauvaise impression. Même quand on y songeait depuis des années et qu’on attendait simplement que l’occasion se présente, il est de bon ton de se dire « en réflexion ».
Certains ont peut-être réellement cru M. Legault quand il répétait sur toutes les tribunes, juste avant la pause du temps des Fêtes, qu’il serait là aux prochaines élections, mais son départ demeurait une possibilité qui ne pouvait pas être exclue, de sorte que plusieurs des « réflexions » en cours ont de bonnes chances de se conclure par un oui.
C’est........
