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Il est de retour

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12.02.2026

À 70 ans, après une longue carrière universitaire, politique et diplomatique, Stéphane Dion aurait pu rentrer dans ses terres et profiter d’une retraite bien méritée. C’était mal le connaître. Où que ce soit au Canada, les séparatistes le trouveront toujours sur leur chemin.

Maintenant qu’il a retrouvé sa liberté de parole, le père de la Loi sur la clarté référendaire n’a pas tardé à reprendre le sentier de la guerre, qui l’a mené en Alberta, où il a vivement dénoncé le « chantage séparatiste » de la première ministre Danielle Smith, qu’il juge « irresponsable » pour avoir facilité la tenue d’un référendum dans sa province.

Manifestement, sa passion pour l’unité canadienne n’a pas faibli durant ses années à l’étranger. Les partisans de l’indépendance albertaine vont rapidement le trouver aussi insupportable que c’était le cas au Québec à l’époque où il était ministre des Affaires intergouvernementales dans le gouvernement Chrétien. Simplement entendre son nom mettait Lucien Bouchard d’une humeur exécrable. Et plus ce dernier s’impatientait, plus l’autre en remettait.

M. Dion n’est jamais allé jusqu’à dire que la séparation du Québec serait un « crime contre l’histoire de l’humanité », comme l’avait fait Pierre Elliott Trudeau, mais sa façon de sacraliser le Canada, présenté comme un modèle de........

© Le Devoir