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Forcer le jeu

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04.04.2026

Paul St-Pierre Plamondon a créé un malaise au salon Rouge, jeudi, quand il a demandé au premier ministre Legault ce qu’il retenait de ses tentatives de faire des gains à l’intérieur du Canada.

Le jour où il faisait ses adieux à l’Assemblée nationale, ce n’était peut-être pas le moment de lui rappeler que son échec était cuisant à ce chapitre. Il doit d’ailleurs être le premier à le savoir. Cette nouvelle démonstration de l’impossibilité de réformer le fédéralisme à la satisfaction du Québec n’en fait pas moins partie de l’héritage du père fondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ). C’est peut-être même l’essentiel.

Dans la préface de son « Nouveau projet pour les nationalistes du Québec », présenté en novembre 2015, il écrivait : « J’ai la conviction qu’il est possible aujourd’hui de mettre de l’avant une action politique forte pour obtenir des résultats à l’intérieur du cadre fédéral canadien. » À ce jour, pratiquement aucune des demandes dont le document présentait la synthèse n’a été satisfaite.

Personne ne conteste son profond désir de préserver l’identité québécoise. Son gouvernement a beau avoir renforcé la loi 101, avoir consacré la laïcité de l’État et avoir tenté d’accorder les seuils d’immigration à la capacité d’accueil du Québec, M. Legault n’en a pas moins reconnu........

© Le Devoir