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Quand le Mondial nous rappelle ce dont nous avons profondément besoin

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21.07.2026

Depuis un mois et demi, quelque chose d’inhabituel s’est produit : le monde a semblé ralentir un peu. Un mardi après-midi est devenu un prétexte pour retrouver des amis autour d’un verre. Dans un café, un bar ou un parc à chiens, des inconnus avaient soudainement quelque chose à se dire. Un chandail, un drapeau ou les couleurs d’une équipe devenaient une invitation à engager la conversation.

Pendant ces dernières semaines, les barrières sociales qui nous séparent si souvent se sont estompées. Nous avons partagé les mêmes horaires, suivi les mêmes matchs, vécu les mêmes émotions, célébré les victoires et encaissé les défaites. Assises côte à côte ou à l’autre bout du monde, des millions de personnes étaient réunies par une même expérience.

La Coupe du monde est devenue bien plus qu’un tournoi de soccer. Elle a révélé à quel point nous aspirons à vivre certaines parties de notre vie ensemble.

Comme chercheuse en psychologie, c’est ce qui m’a le plus frappée. Des décennies de recherche montrent que le sentiment d’appartenance n’est pas un simple supplément au bien-être humain. Il constitue l’un de nos besoins psychologiques les plus fondamentaux. L’être humain est une espèce profondément sociale. Nous avons évolué non seulement pour survivre les uns aux côtés des autres, mais aussi pour former des communautés, partager des expériences et construire du sens ensemble.

Ce besoin de connexion apparaît très tôt dans la vie. Les enfants recherchent les relations,........

© Le Devoir