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Éditorial|D’égouts en éponges, l’adaptation climatique en différé Marie Vastel

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26.06.2026

Tel le solstice d’été, qui revient à pareille date chaque année, les pluies torrentielles et les inondations qui les accompagnent furent fidèles au rendez-vous pour lancer la saison estivale il y a quelques jours. Un énième épisode de météo extrême accueilli à son tour d’appels citoyens à de pressantes mesures d’adaptation climatique ainsi que de promesses politiques de s’y atteler sans tarder, afin de mettre à niveau les égouts des municipalités tout en transformant ces dernières en villes éponges. Il y a toutefois fort à parier qu’une fois l’été et les ravages de ses orages violents, de ses vagues de chaleur ou de ses feux de forêt passés, l’urgence de s’y adapter pour mieux s’y préparer sera, avec le retour tout aussi cyclique de l’automne, une fois de plus aussitôt oubliée.

Les récents étés se suivent et se ressemblent pourtant dangereusement. Les inondations, comme celles subies par des résidents de l’ouest de l’île de Montréal, ne sont plus uniquement l’œuvre de crues printanières en bord de cours d’eau menaçants, mais désormais aussi celles de « zones de cuvette », où des précipitations records reçues en l’espace d’à peine quelques heures submergent les réseaux d’aqueducs et engloutissent les rues pour en faire de véritables lacs et rivières. Des........

© Le Devoir