Le Liban, dommage collatéral
En lançant une allumette dans la poudrière du Moyen-Orient, non seulement les leaders des États-Unis et d’Israël ont entraîné l’Iran dans un chaos dont on peine à voir l’apaisement, mais avec lui, le peuple libanais trébuche, à nouveau. Une fois de plus, le voilà jeté en pâture aux plus barbares. Le Liban, condamné à porter les guerres des autres et à en payer le prix par le sang, ne compte plus les conflits qu’il a subis en raison des charges menées par le Hezbollah, organisation terroriste proche du régime iranien. Encore occupés à panser les plaies du conflit de 2024 avec Israël, les Libanais entrent à nouveau dans un cycle de violence.
Au petit matin du 3 mars, les habitants de la banlieue sud de Beyrouth ont été réveillés par le souffle d’explosions déchirant le ciel. Au nom de la lutte féroce engagée contre le Hezbollah, l’armée israélienne venait de frapper dans une zone peuplée, faisant des morts, des blessés, des milliers de déplacés. Des familles ont fui en catastrophe, laissant derrière elles ce qui restait de leur vie ravagée par la guerre de 2024. Pour plusieurs, c’était la troisième, la quatrième, la cinquième fois qu’on les forçait à l’exil dans leur propre pays.
Ces frappes suivaient une attaque du Hezbollah contre le nord d’Israël. Il s’agissait d’une riposte à l’assassinat........
