menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Il reste tant de travail à faire

28 0
15.07.2026

Le projet d’entente dit « Aishkat » méritait mieux qu’une tombée du rideau précipitée dans le vide de juillet, au mépris de la communauté innue de Pessamit et des Québécois.

L’écrivaine et ethnologue wendat Isabelle Picard a bien résumé le nœud qui a mené l’entente énergétique négociée par le conseil de bande de Pessamit avec le gouvernement du Québec et Hydro-Québec au cul-de-sac. « On ne peut pas régler 70 ans de litiges en dix jours. » Elle a mille fois raison : c’était trop court pour se familiariser avec « une entente aux répercussions existentielles tenant sur 42 pages de jargon d’avocats », pour reprendre les mots très justes de la Pessamiushkueu, poète et artiste Natasha Kanapé Fontaine.

À plus forte raison sachant qu’il fallait aussi en profiter pour évaluer, dans le même laps de temps, la solidité d’une entente tricotée pour tenir 50 ans.

Comment se faire une tête alors que passé, présent et futur sont encore si difficiles à conjuguer après des années de confiance ébranlée ? Là où des expertises indépendantes environnementale, juridique ou économique auraient pu se révéler bénéfiques pour décortiquer l’entente — quitte à la préciser ici ou à la recadrer là pour lui donner une meilleure chance de passer des pages à la réalité —, la collectivité s’est retrouvée isolée, acculée au........

© Le Devoir