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Faire payer les riches

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25.09.2026

Pendant une campagne électorale, nous avons tous nos promesses préférées. Les miennes, cette année, sont l’engagement péquiste d’étendre l’application de la loi 101 au réseau collégial, de même que les propositions solidaires visant la fin de l’école à trois vitesses et l’instauration d’une taxe sur les grandes fortunes de plus de 25 millions.

Je trouve ces promesses non seulement nécessaires, mais courageuses. Elles ne sont pas consensuelles, mais elles portent des convictions fortes, nourries par le souci d’un monde commun et de la justice sociale.

Je retiens surtout la troisième, qui propose, selon la formule consacrée, de faire payer les riches. De nombreux commentateurs, évidemment, s’y opposeront, en nous ressortant les vieilles scies de la droite économique : une telle mesure nuirait à la croissance, serait inapplicable, reviendrait à punir le travail et le talent et témoignerait de la jalousie des perdants du jeu économique.

La chanson est connue, mais les philosophes David Robichaud et Patrick Turmel la mettent en pièces dans La fable des gagnants (Lux, 2026, 176 pages), un brillant petit essai d’une grande valeur pédagogique. Dans un style limpide, vif et imagé, les philosophes, qui avaient signé l’excellent La juste part en 2012, livrent un remarquable plaidoyer pour un........

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