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Derrière le mur

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05.09.2026

En 1976, lors des Jeux olympiques de Montréal, j’étais trop jeune pour participer à la nadiamanie. En 1984, toutefois, lors des Jeux de Sarajevo et, quatre ans plus tard, lors des Jeux de Calgary, je suis tombé sous le charme de la sublime patineuse artistique Katarina Witt.

Elle avait tout : la grâce sportive et artistique, un sourire craquant, le rythme et une attitude envoûtante. Elle venait de la République démocratique allemande (RDA). C’était un mystère pour moi.

Depuis mon jeune âge, j’entendais dire des communistes des pays de l’Est qu’ils étaient comme des robots, froids comme du métal en hiver, voire dangereux. Et là, je découvrais cette poète de la glace qui me chavirait.

Il y avait donc des humains sensibles derrière le rideau de fer ? Je n’ai jamais cessé, depuis, de chercher à comprendre comment les gens vivaient vraiment dans ce qu’on décrivait, ici, comme un enfer.

Les meilleurs livres que j’ai lus sur la question sont Les Russes (Le livre de poche, 1976), du journaliste américain Hedrick Smith, 24 heures de la vie en RDA (PUF, 2020), de l’historien français Emmanuel Droit, et De guerre froide (Somme toute, 2023), du romancier québécois Jacques Côté. J’ajoute aujourd’hui Histoire de la Stasi (Perrin, 2026, 256 pages), du financier et historien français Jean-Louis........

© Le Devoir