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Ah, sacré papa

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17.01.2026

Je me promenais dans la rue, regard hagard. Complètement perdue. Comme une enfant dont le père vient de la quitter. Mais où est ton papa ? J’avais les mots de la chanson de Stromae dans la tête et les deux pieds dans la slush. François Legault a démissionné, et c’est quelque chose de voir un premier ministre tout quitter. J’avais ouvert le journal machinalement, comme on le fait 200 fois par jour. Généralement comme distraction, pour fuir une autre tâche plutôt que pour s’informer. « Le premier ministre va annoncer sa démission. » Pardon ? Juste comme ça ? Il peut juste s’en aller ? Ah bon, tu peux être sur la plus haute marche du podium et dire : « Eille, gang, vous savez quoi ? Je pense que je m’en vais. C’est assez. » Ah, OK.

Forcément, j’ai eu envie de me mettre à sa place. Imaginez l’immense soulagement. Oui, bien sûr, fermer les dossiers, faire face aux médias, aux collègues, devoir assurer une suite, blablabla… J’imagine qu’on quitte pas un poste de premier ministre comme on s’éclipse d’un party. Mais, tout de même, je me demande ce que ça fait, en secret, dans ton petit cœur d’homme. Quand t’es seul avec tes pensées, la tête sur l’oreiller dans le noir. Il doit y avoir un soulagement. Je suis sûre qu’il y en a un. Qui n’a jamais rêvé de tout « califer » ça là ? Qui n’a jamais eu cette pensée généralement complètement irréaliste, mais somme toute délicieuse, de quitter sa propre vie et ce qui........

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