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Pourquoi une ascension si rapide de cas confirmés d’Ebola en RDC?

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01.08.2026

En mai 2026, je faisais part, dans Le Devoir, de mon inquiétude au sujet de l’éclosion d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), un mauvais déjà-vu. Je craignais que l’épidémie sévissant dans la région de l’Ituri, avec le virus Ebola Bundibugyo, ne fasse rejouer le scénario catastrophe qui avait dévasté l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. J’aurais aimé me tromper.

Les chiffres sont sans appel. En un temps record, le virus a infecté plus de 3360 personnes et tué plus de 1487 d’entre elles. Deux mois et demi. C’est le temps qu’il a fallu pour atteindre la barre des 3000 cas confirmés, une progression plus rapide que celles observées lors de toutes les épidémies d’Ebola jamais enregistrées, toutes souches confondues. Pour donner une idée : l’épidémie de 2018-2020 en RDC avait mis six mois et demi pour atteindre un seuil comparable. Celle d’Afrique de l’Ouest, plus de quatorze mois. Au rythme actuel, nous assisterons dans les prochains jours à la deuxième épidémie d’Ebola en importance de l’histoire. C’est du jamais-vu.

Pourquoi autant de cas confirmés en si peu de temps ?

Il n’y a pas une seule explication. Il y en a plusieurs, et elles s’additionnent.

D’abord, une précision qu’il faut apporter avant tout le reste : une partie de cette hausse spectaculaire tient à ce qu’on regarde enfin mieux. Au cours du mois de juillet, la capacité de dépistage est passée de 200 à 2000 tests par jour, soit dix fois plus. Une partie de ce que l’on croit être une explosion de la transmission est en réalité une explosion de notre capacité à diagnostiquer ce qui, avant, nous échappait. Et ce n’est pas une excuse juste pour se rassurer.

Cela dit, le reste, lui, est bien réel. Les personnes infectées par l’Ebola Bundibugyo développent des symptômes plus lentement que celles atteintes par l’Ebola Zaïre. Moins symptomatiques au début, elles consultent plus tard et transmettent le virus, sans........

© Le Devoir