Idées | Un nouveau souffle est nécessaire pour favoriser le développement régional au Québec
L’article du 11 septembre dernier signé par des ex-ministres et des ex-dirigeants du développement régional dans Le Devoir (Lelièvre, Trudel et al.) tombe à point dans la campagne électorale. Il ramène sur la place publique des instances régionales, mises au rancart depuis 20 ans, qui permettaient aux régions de se donner une vision commune de leur développement. Sur ce diagnostic, nous les rejoignons pleinement.
Nous divergeons toutefois sur le remède. Vouloir résoudre la crise de la représentation régionale par une multiplication d’élections sectorielles (en santé, en éducation, en culture…) au suffrage universel ignore l’abstention déjà massive aux élections scolaires et municipales. Ce n’est pas en alourdissant le processus électoral que l’on revitalisera les régions, mais en recréant des espaces de gouvernance partagée, où élus et forces vives construisent ensemble.
Voici donc ce que nous proposons plutôt au prochain gouvernement.
Un mécanisme formel de concertation intersectorielle. Au sein de chaque instance régionale, la gouvernance doit associer, à parité ou de manière notable, les élus municipaux/nationaux et des représentants de la société civile (milieux communautaire, économique, culturel, environnemental, syndical). Les plans de développement doivent être le fruit d’une vision collective, et non de la simple addition de priorités municipales.
Une reddition de comptes transparente. Ces instances doivent rendre des comptes à l’ensemble des acteurs du milieu, et non........
