Savoir dire non aux Glencore de ce monde
La Fonderie Horne est revenue dans l’actualité ces dernières semaines, plus d’une centaine de médecins de région de l’Abitibi-Témiscamingue demandant à la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette, de renoncer aux assouplissements consentis par François Legault. Sa société mère, Glencore, avait fait savoir, début février, qu’elle allait suspendre ses investissements pour réduire les émissions polluantes si elle n’obtenait pas une entente avec le gouvernement du Québec. Elle n’a pas hésité à menacer de fermer le site de Rouyn-Noranda quelques jours auparavant.
En 2023, la fonderie avait déjà obtenu une autorisation ministérielle de continuer de polluer au-delà du seuil fixé par la réglementation environnementale de 3 ng/m3. Elle devait également travailler sur un plan d’action afin d’atteindre la cible de 15 ng/m3 en 2027. Cédant à la pression, à la fin mars, le gouvernement Legault avait repoussé l’exigence d’atteindre cette cible à 2030 en plus de prolonger l’autorisation ministérielle jusqu’à 2033.
La position dans laquelle se trouve la population de Rouyn-Noranda n’a rien de simple ni d’anecdotique. Il s’agit en fait d’une illustration parfaite des déchirements et des iniquités qui accompagnent l’application des réglementations environnementales. Bien que nécessaires, les interventions étatiques placent forcément ceux qui sont déjà victimes........
