Ruba Ghazal, la richesse et l’éléphant dans la pièce
La co-porte-parole de Québec solidaire Ruba Ghazal dénonce souvent la crise du logement, le coût de la vie, les inégalités et la concentration de richesse. Critiques très légitimes. Mais il existe un immense angle mort dans presque tous nos débats politiques : la mécanique monétaire elle-même.
Parce qu’on entend constamment parler des propriétaires, des multinationales, des riches ou des spéculateurs. Mais beaucoup moins du système monétaire qui pousse tranquillement tout le monde à agir ainsi.
L’argent-dette change les comportements
Dans un monde où l’argent perd continuellement du pouvoir d’achat, tout le comportement économique change. Les gens spéculent davantage. Les maisons deviennent des tirelires, des véhicules d’épargne à terme. L’épargne se raréfie. Les gens préfèrent consommer aujourd’hui plutôt que demain, parce que leur pouvoir d’achat risque d’être plus faible dans l’avenir.
Quand une banque accorde un prêt hypothécaire, elle crée essentiellement de nouveaux dépôts par l’entremise du crédit. Plus il y a de crédit, plus la masse monétaire augmente. Et plus cette masse monétaire augmente, plus les actifs comme l’immobilier gonflent. Résultat : les propriétaires d’actifs voient leur richesse exploser pendant que les salariés ont l’impression de courir sur un tapis roulant, sans vraiment avancer.
Nos grands-parents achetaient........
