Deus ex machina
En janvier, lors d’un long entretien avec Donald Trump accordé à une équipe du New York Times, un journaliste lui demande s’il voit des freins à son influence sur la scène internationale.
Réponse : « Il n’y a qu’une chose : ma propre morale, ma propre conscience. C’est la seule chose qui puisse m’arrêter. » Un autre journaliste le relance sur le droit international : « Je n’ai pas besoin du droit international. Je ne cherche pas à blesser qui que ce soit. Je ne cherche pas à tuer qui que ce soit. »
Sept semaines plus tard, Trump ayant été aiguillonné par un Nétanyahou pressé d’en découdre après 30 ans à ronger son frein, les États-Unis et Israël attaquent unilatéralement l’Iran. Trump avance une série de prétextes fantaisistes : l’Iran a l’arme nucléaire, l’Iran s’apprête à avoir des missiles intercontinentaux, l’Iran est sur le point d’attaquer, etc.
Avec des objectifs confus : « éradiquer » les installations nucléaires (mais ne l’avait-on pas déjà fait en juin 2025 ?), changer de régime, non, ne pas changer de régime (il pourrait y avoir à la place un système religieux, autoritaire… mais juste gentil, cette fois).
Avec, dixit Trump, une « grande surprise » (« the biggest one ») : la réplique iranienne qui a ciblé les pays environnants du Golfe. Comment, ils ont répliqué ? Nouvelle démonstration d’ignorance crasse et de « découplage » cognitif face à la réalité. Un enfant devant un jeu vidéo de guerre.
Huit jours de bombardements ont........
