Cuba, une occasion manquée
Le régime cubain est au bord de l’abîme depuis le renversement du président Maduro, au Venezuela. Déjà ciblée par un blocus sur le pétrole qui a mis l’industrie touristique à genoux, Cuba est maintenant dans le noir, résultat d’une panne électrique généralisée. Le président des États-Unis, Donald Trump, ne peut s’empêcher de se pavaner. Il aura bientôt l’honneur de prendre Cuba, dit-il. Il pourra en faire ce qu’il veut.
Ce n’est pas la première fois qu’on prédit la chute du régime communiste, soumis à un embargo américain depuis 1962. Historiquement, la dictature a chuté pour mieux se relever, au risque de réprimer davantage les libertés civiles, et au péril de sa stabilité économique. Au gré des décennies de déception, c’est la population civile qui a perdu au change, le romantisme révolutionnaire ayant été remplacé par le despotisme le plus banal. Le peuple cubain a fait les frais du castrisme et de l’intransigeance américaine, en dépit des espoirs de détente sous Obama. Il subit maintenant le trumpisme.
De passage devant la Commission des affaires étrangères de la Chambre des communes en février, l’ambassadeur cubain au Canada, Rodrigo Malmierca Díaz, y est allé d’une déclaration percutante. « La punition collective de toute une nation........
